Marseille, Bouches-du-Rhône, France
Chapitre 1 · Architecture
L'hôtel occupe deux niveaux de la Cité Radieuse, à Marseille.
Résumé
L'hôtel occupe deux niveaux de la Cité Radieuse, l'unité d'habitation dessinée par Le Corbusier. Le béton reste brut, les couloirs gardent leurs couleurs d'origine et les chambres suivent la trame étroite du bâtiment. On y dort dans un manifeste d'architecture plutôt que dans un décor inspiré par lui.
Complet
La Cité Radieuse est une barre de logements posée sur pilotis au sud de Marseille. Le Corbusier l'a conçue comme une ville verticale : des appartements en duplex, des rues intérieures, des équipements collectifs et un toit-terrasse. L'hôtel s'est installé dans une partie de ce bâtiment et en occupe deux niveaux.
La conséquence est directe. Les chambres reprennent le gabarit des cellules d'habitation, donc des volumes étroits, hauts, traversés par une loggia. Le béton n'est pas recouvert. Les couloirs intérieurs restent sombres et colorés, exactement comme le plan d'origine le prévoyait, et l'on passe d'un corridor étroit à une pièce ouverte sur le ciel.
Ce qui distingue cette adresse du reste du chapitre tient à son statut. Ce n'est pas un monument reconverti en hôtel : c'est un immeuble d'habitation toujours habité, où des résidents vivent au-dessus et au-dessous des chambres. Le toit-terrasse, la rue commerçante intérieure et l'école appartiennent au même ensemble.
On y vient donc pour lire un bâtiment de l'intérieur, avec ses proportions, sa lumière calculée et ses couleurs franches. Le confort est celui d'un hôtel de ville, pas celui d'un établissement de villégiature. C'est cohérent avec le projet et cela explique pourquoi cette adresse ouvre le catalogue.
- Bâtiment
- Unité d'habitation de Le Corbusier, années 1950
- Accès
- Marseille sud, bus depuis le centre
- Saison
- Toute l'année
- À savoir
- L'immeuble reste habité : les parties communes sont partagées avec des résidents.
Ce que le bâtiment était
Un immeuble de logements collectifs conçu comme une ville verticale, avec rue intérieure, école et toit-terrasse. L'hôtel s'est installé plus tard dans une partie de ces niveaux, sans modifier la structure.
Quand y aller
Le bâtiment se visite en toute saison. La lumière rasante d'hiver rend les loggias plus lisibles, l'été le toit-terrasse est utilisé par les résidents et par les événements de la ville.
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Le Puy-Sainte-Réparade, Bouches-du-Rhône, France
Chapitre 1 · Architecture
Les bâtiments de Villa La Coste, dispersés dans les vignes du domaine.
Résumé
Le domaine viticole a été augmenté de pavillons signés par des architectes et d'œuvres posées en plein air. Les chambres sont dispersées dans la pente, orientées vers les vignes. Le bâti ne cherche pas à imiter le mas provençal : il pose des volumes nets dans un paysage agricole.
Complet
Le domaine est d'abord une exploitation viticole installée dans les collines au nord d'Aix-en-Provence. Sur cette base agricole, une commande d'architecture et d'art contemporain s'est ajoutée au fil des années : pavillons, salles d'exposition, structures posées dans les vignes et le long des chemins.
Le parcours extérieur organise la visite. On marche entre les rangs, on croise des œuvres et des bâtiments isolés, chacun conçu par un auteur différent. Les matériaux changent d'un point à l'autre : béton, verre, acier, bois. Rien ne cherche l'unité stylistique, et c'est le paysage qui tient l'ensemble.
L'hébergement suit la même logique. Les chambres sont réparties dans la pente plutôt que rassemblées dans un seul corps de bâtiment, avec des terrasses tournées vers la vallée. La distance entre les unités fait partie du projet : on rejoint les restaurants et les salles à pied, en traversant le domaine.
Dans ce chapitre, l'adresse représente le cas d'un bâti neuf assumé plutôt que d'un monument réemployé. Elle demande une voiture, une demi-journée de marche et un peu d'attention au relief. Le reste du temps, on regarde une campagne cultivée dans laquelle des volumes contemporains ont été insérés sans être masqués.
- Bâtiment
- Domaine viticole augmenté de pavillons contemporains
- Accès
- Voiture indispensable, à environ 20 km d'Aix-en-Provence
- Saison
- Toute l'année, parcours extérieur plus exigeant en plein été
- À savoir
- Domaine étendu et pentu : les distances entre les bâtiments se font à pied.
Ce que le bâtiment était
Une exploitation viticole provençale. La vigne est restée en production ; les pavillons d'architecture et les œuvres en plein air ont été ajoutés par-dessus cette activité agricole.
Quand y aller
Le printemps et l'automne conviennent au parcours extérieur, qui est long et peu ombragé. En juillet et en août, la marche entre les pavillons se fait tôt le matin ou en fin de journée.
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Paris 3e, France
Chapitre 1 · Architecture
La façade des Bains Paris, rue du Bourg-l'Abbé.
Résumé
L'adresse occupe d'anciens bains publics parisiens devenus ensuite un club de nuit. La reconversion en hôtel n'a pas effacé ces deux vies : le bassin est resté, la façade aussi, et les murs peints portent encore la trace de la période nocturne du lieu.
Complet
Le bâtiment a d'abord été un établissement de bains, une institution urbaine ordinaire au XIXe siècle, quand les logements parisiens n'avaient pas de salle d'eau. La fonction a disparu avec le confort moderne, et le lieu a connu une seconde vie comme club de nuit pendant plusieurs décennies.
La transformation en hôtel travaille sur cette superposition. Le bassin a été conservé et reste au cœur du plan. Les circulations restent étroites, comme dans un immeuble parisien, et l'on passe d'un couloir sombre à une pièce claire sans transition. Des interventions graphiques et des peintures murales rappellent l'époque du club, sans reconstitution.
Le résultat n'est pas un décor lisse. Les carrelages, les niveaux décalés et les hauteurs inégales viennent du bâtiment d'origine et n'ont pas été corrigés. Les chambres varient beaucoup d'une à l'autre parce que la structure ne permettait pas de trame régulière.
Dans ce chapitre, c'est l'exemple d'une adresse strictement urbaine : pas de paysage, pas de domaine, une parcelle prise entre deux immeubles. L'intérêt tient à la densité du lieu et à la manière dont trois usages successifs cohabitent dans les mêmes murs. Le bruit de la rue fait partie du contexte.
- Bâtiment
- Anciens bains publics du XIXe siècle, puis club de nuit
- Accès
- Paris centre, à pied depuis plusieurs stations de métro
- Saison
- Toute l'année
- À savoir
- Adresse de centre-ville : environnement sonore urbain, en soirée comme la nuit.
Ce que le bâtiment était
Un établissement de bains publics, à une époque où peu de logements parisiens disposaient d'une salle d'eau. Le lieu est ensuite devenu un club de nuit avant d'être transformé en hôtel.
Quand y aller
Le bâtiment ne dépend pas des saisons. Paris est plus calme en août et pendant les vacances scolaires d'hiver, ce qui change surtout le quartier, pas le lieu.
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Saint-Raphaël, Var, France
Chapitre 1 · Architecture
Les Roches Rouges, posé sur la roche de l'Estérel.
Résumé
Le corps de bâtiment date des années cinquante et tient sur la roche rouge de l'Estérel, face à la mer. Les lignes sont horizontales, les volumes bas, et le rivage entre directement dans le plan. La rénovation a conservé cette logique modeste de station balnéaire moderniste.
Complet
L'hôtel appartient à la génération de constructions balnéaires du milieu du XXe siècle, quand la côte varoise se couvrait de bâtiments bas, allongés, tournés vers l'horizon. Le corps principal suit le relief : il s'étire le long du rivage plutôt que de s'élever, et les chambres s'alignent face à la mer.
Le sol commande tout. La roche volcanique de l'Estérel est rouge, dure, irrégulière, et le bâtiment s'y pose sans terrasser le terrain plus que nécessaire. Les terrasses descendent en gradins vers l'eau, et un bassin d'eau de mer est aménagé directement dans la roche.
La rénovation récente a gardé le vocabulaire d'origine : béton peint, garde-corps fins, menuiseries horizontales, mobilier simple. On n'a pas ajouté d'étages ni de langage décoratif. C'est un choix rare pour une façade maritime de cette valeur, et c'est la raison de la présence de l'adresse dans ce chapitre, où elle tient la place du bâtiment moderne resté fidèle à son dessin d'origine.
Le contraste avec les autres fiches est net. Ici, aucun monument ancien, aucune reconversion spectaculaire : simplement un bâtiment de tourisme moderne, traité comme un objet d'architecture à part entière. L'adresse fonctionne à la belle saison, quand la mer et les terrasses sont utilisables.
- Bâtiment
- Hôtel moderniste des années 1950, exploité par Beaumier
- Accès
- Voiture ou gare de Saint-Raphaël puis route côtière
- Saison
- Saisonnier, généralement de fin mars à fin octobre
- À savoir
- Adresse de bord de mer : l'intérêt du lieu dépend beaucoup de la saison.
Ce que le bâtiment était
Un hôtel balnéaire construit au milieu du XXe siècle, dans la vague de constructions basses et horizontales qui a suivi l'ouverture de la côte au tourisme automobile.
Quand y aller
De la fin du printemps au début de l'automne, quand les terrasses, le rivage et le bassin d'eau de mer sont utilisables. Hors saison, l'ensemble perd sa raison d'être.
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1.5
Fontevraud L'Ermitage
Fontevraud-l'Abbaye, Maine-et-Loire, France
Chapitre 1 · Architecture
Fontevraud L'Ermitage, dans l'enceinte de l'abbaye royale.
Résumé
Les chambres occupent le prieuré Saint-Lazare, à l'intérieur de l'enceinte de l'abbaye royale de Fontevraud. La pierre de tuffeau, les voûtes et le cloître restent au premier plan. L'aménagement contemporain est volontairement discret et laisse le monument dicter les volumes.
Complet
Fontevraud est l'un des plus vastes ensembles monastiques conservés en Europe. Fondée au XIIe siècle, l'abbaye a servi de nécropole aux Plantagenêts, puis de prison pendant plus d'un siècle après la Révolution, avant d'être restaurée comme monument et lieu culturel.
L'hôtel, aujourd'hui appelé Fontevraud L'Ermitage, occupe le prieuré Saint-Lazare, à l'intérieur de l'enceinte. Les chambres sont installées dans les anciennes cellules et dans les bâtiments qui bordent le cloître. Les dimensions viennent donc du monument : ouvertures étroites, murs épais, plafonds hauts dans les parties communes et plus bas dans les chambres.
Le parti d'aménagement est retenu. Le mobilier est contemporain, sobre, en bois clair, et les surfaces de tuffeau restent apparentes. Aucun décor médiéval reconstitué n'a été ajouté. Le restaurant occupe l'ancienne chapelle et conserve sa nef, ce qui donne la pièce la plus impressionnante de l'ensemble.
Dans ce chapitre, l'adresse illustre le cas du monument protégé habité par l'hôtellerie sans être transformé. Elle impose aussi ses contraintes : on entre dans un site clos, la circulation suit celle du monument, et l'ensemble est situé à la campagne, entre Saumur et Chinon. C'est une adresse lente, cohérente avec la nature du lieu.
- Bâtiment
- Prieuré Saint-Lazare, dans l'abbaye royale, XIIe siècle et après
- Accès
- Campagne du Val de Loire, voiture recommandée
- Saison
- Toute l'année, activité du site plus dense d'avril à octobre
- À savoir
- L'hôtel se trouve dans l'enceinte d'un monument : la circulation suit celle du site.
Ce que le bâtiment était
Une abbaye royale, nécropole des Plantagenêts, transformée en prison au XIXe siècle puis restaurée comme monument. Le prieuré Saint-Lazare abrite aujourd'hui les chambres.
Quand y aller
Le printemps et l'automne, quand le Val de Loire est praticable à pied et à vélo et que le site est moins fréquenté qu'au cœur de l'été.
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1.6
Airelles Château de Versailles, Le Grand Contrôle
Versailles, Yvelines, France
Chapitre 1 · Architecture
Le Grand Contrôle, en bordure du domaine de Versailles.
Résumé
Le bâtiment du XVIIIe siècle se trouve au bord du domaine de Versailles, à quelques mètres des grilles. L'ordonnance classique, les enfilades et la hauteur sous plafond ont été conservées. La restauration a choisi la reconstitution historique plutôt que le contraste contemporain.
Complet
Le Grand Contrôle a été construit au XVIIIe siècle pour l'administration financière du royaume, à l'entrée du domaine de Versailles. C'est un bâtiment de pierre, régulier, aligné sur la rue et sur les grilles, dans le vocabulaire classique qui organise toute la ville.
La restauration récente a fait un choix net : rétablir un état historique plutôt qu'introduire une écriture contemporaine. Boiseries, parquets, cheminées, tentures et mobilier d'époque ou copié sur des modèles d'époque définissent les chambres et les salons. Les enfilades ont été rouvertes et les hauteurs sous plafond restituées.
Ce parti tranche avec le reste du chapitre. Ailleurs, la reconversion laisse voir la couture entre l'ancien et le nouveau ; ici, on cherche à effacer cette couture. C'est une position défendable, et elle produit un intérieur cohérent, mais elle rend l'expérience plus proche de la visite d'un décor historique que de la lecture d'un chantier.
La situation compte autant que le bâtiment. On se trouve à l'intérieur du périmètre du domaine, ce qui change complètement le rapport au site : le parc, les jardins et les perspectives sont accessibles à pied. Versailles est à une trentaine de minutes de Paris en train.
- Bâtiment
- Bâtiment du XVIIIe siècle, exploité par Airelles
- Accès
- Train depuis Paris puis courte marche
- Saison
- Toute l'année, jardins plus lisibles d'avril à octobre
- À savoir
- Adresse liée au domaine de Versailles : affluence importante en haute saison.
Ce que le bâtiment était
Le siège du contrôle général des finances, construit au XVIIIe siècle à l'entrée du domaine royal. Le bâtiment a longtemps servi l'administration avant d'être restauré.
Quand y aller
D'avril à octobre pour les jardins et les perspectives. L'hiver, le domaine est plus calme et l'architecture de pierre se lit mieux sans la foule.
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